Un dégât des eaux se gère en deux temps : arrêter l’eau et protéger le logement dans l’heure, puis constituer le dossier d’assurance dans les jours qui suivent. Les erreurs les plus coûteuses se commettent dans le second temps, en jetant des objets ou en lançant des travaux trop tôt.
Les gestes dans la première heure
- Fermez le robinet de l’appareil qui fuit, ou la vanne générale si la fuite est sur une canalisation. En immeuble, cherchez aussi la vanne propre à votre logement, comme expliqué dans notre guide pour couper l’eau d’un appartement. Pour un radiateur, la vanne générale ne suffit pas : notre article sur le radiateur qui fuit explique comment l’isoler.
- Coupez l’électricité dans la zone touchée, au tableau, si vous pouvez l’atteindre au sec.
- Si l’eau vient de chez le voisin du dessus, montez le prévenir ; s’il est absent, contactez le syndic ou le gardien.
- Épongez, posez des récipients, montez meubles et appareils hors d’atteinte.
- Photographiez les dégâts et l’origine de la fuite avant de nettoyer.
Si l’eau a envahi une pièce entière, ou vient de l’extérieur, les consignes de sécurité sont reprises dans notre article sur l’inondation dans le logement.
Trouver l’origine de la fuite
Les causes les plus fréquentes : un flexible ou un joint sous un évier, la chasse d’eau ou le raccord d’un WC, l’arrivée d’une machine à laver, le groupe de sécurité d’un chauffe-eau, une canalisation encastrée, un joint de douche ou de baignoire, une infiltration par la toiture ou la façade. Pour un WC, voyez notre fiche sur la fuite de WC.
Quand la fuite ne se voit pas, le test du compteur, tous robinets fermés, confirme qu’une canalisation perd de l’eau. La méthode complète est dans notre guide pour trouver une fuite d’eau dans la maison.
Déclarer le sinistre à l’assureur
La fiche officielle sur l’assurance dégâts des eaux, publiée sur justice.fr à partir de Service-Public, fixe les règles principales.
| Point | Ce que dit la fiche officielle |
|---|---|
| Délai de déclaration | 5 jours ouvrés suivant la découverte, au minimum ; le contrat peut prévoir plus |
| Constat amiable | Pas obligatoire, mais il accélère le traitement du dossier |
| Réparation de la fuite | À faire réaliser sans attendre, en conservant les factures |
| Remise en état | Ne pas commencer sans l’accord de l’assureur |
| Expertise | En général ordonnée quand le dommage dépasse 1 600 € |
| Exclusions fréquentes | Manque d’entretien et vétusté des installations |
| Assurance obligatoire | Pour le locataire ; facultative pour le propriétaire occupant |
En copropriété, la même fiche indique que la convention IRSI désigne l’assureur chargé d’organiser la recherche de fuite et de la payer, sans franchise ni plafond.
Faire réparer la fuite
Un joint, un flexible ou un raccord accessible se changent rapidement. Une fuite dans un mur ou sous une dalle demande une recherche puis une ouverture, et coûte nettement plus cher. Ce qui compose la facture et ce que le plombier doit annoncer avant d’intervenir sont détaillés dans notre article sur le prix d’une intervention pour fuite.
Gardez la facture : elle prouve la réparation auprès de l’assureur et, pour une fuite sur canalisation après compteur, auprès du service des eaux en cas de facture anormale.
Sécher et surveiller
Aérez, chauffez et utilisez un déshumidificateur si besoin. Un mur ou un plafond mouillé met plusieurs semaines à sécher : surveillez l’apparition de taches ou de moisissures, et ne refaites la peinture qu’une fois le support sec.
En location, la question de savoir qui paie la réparation, entre locataire et propriétaire, est traitée dans notre article qui paie les frais de plomberie.


