La réussite d'une pose se joue avant d'ouvrir les cartons. Vérifiez que le mur ou le sol supportera le ballon plein, achetez un groupe de sécurité neuf, mesurez la pression du réseau et prévoyez l'évacuation. Le jour de la pose, l'ordre ne change pas : plomberie, remplissage complet, puis électricité. Les étapes de raccordement d'un modèle électrique sont détaillées dans notre guide sur l'installation d'un chauffe-eau électrique.
Choisir le type de ballon
Un ballon peut être électrique, thermodynamique ou chauffé par une chaudière. L'électrique est le plus simple à poser et à remplacer. Le thermodynamique consomme moins mais demande un local assez grand et aéré, ou une gaine vers l'extérieur, et son circuit de pompe à chaleur se met en service par un professionnel. Le ballon raccordé à une chaudière se pose avec le chauffagiste qui règle la chaudière.
Le comportement de chaque type par temps froid est comparé dans notre article sur le meilleur chauffe-eau pour l'hiver. Si votre eau est très calcaire, préférez un modèle dont la résistance se détartre facilement et prévoyez le détartrage du chauffe-eau dans l'entretien.
Préparer l'emplacement
Un litre d'eau pèse un kilo. Un ballon de 200 litres pèse donc plus de 200 kilos une fois plein, sans compter l'appareil. Fixez-le sur un mur porteur avec des chevilles adaptées, ou posez-le sur un trépied si la cloison est légère.
Choisissez un local hors gel, accessible pour l'entretien, avec une évacuation proche pour le groupe de sécurité. Pensez à la fuite possible : un ballon au-dessus d'un plafond ou d'un parquet mérite un bac de rétention. Les bons réflexes en cas d'eau sur le sol sont dans notre article sur les dégâts des eaux en appartement.
Le matériel à prévoir
- Un groupe de sécurité neuf, conforme à la norme NF EN 1487 selon la fiche Thermor sur le groupe de sécurité, droit ou coudé selon l'arrivée d'eau.
- Un siphon ou un entonnoir d'évacuation pour le groupe de sécurité.
- Les raccords adaptés à votre tuyauterie (cuivre, PER ou multicouche) et ceux que la notice du ballon impose sur ses piquages.
- Les fixations murales ou le trépied fournis ou recommandés par le fabricant.
- Un manomètre à visser sur un robinet pour mesurer la pression, et un réducteur de pression si elle est trop forte.
Côté pression, Thermor situe la valeur idéale entre 3 et 3,5 bars et conseille un réducteur au-delà de 3,5 bars, dans sa fiche sur le réducteur de pression.
Déposer l'ancien ballon
Coupez le courant au tableau, fermez l'arrivée d'eau froide et vidangez l'ancien ballon par son groupe de sécurité, un robinet d'eau chaude ouvert ; la méthode est dans notre guide comment vidanger son chauffe-eau. Faites débrancher l'alimentation électrique par une personne compétente avant de décrocher l'appareil. Même vide, un ancien ballon est lourd et entartré : on le décroche à deux.
Les erreurs qui abîment un ballon neuf
- Mettre le courant avant que la cuve soit pleine : la résistance chauffe à sec et grille.
- Réutiliser l'ancien groupe de sécurité, souvent entartré.
- Intercaler une vanne ou un réducteur entre le groupe de sécurité et le ballon, alors que le groupe se visse directement sur l'entrée d'eau froide, selon Thermor.
- Inverser l'entrée d'eau froide et la sortie d'eau chaude.
- Laisser le groupe de sécurité sans évacuation : il goutte normalement pendant chaque chauffe.
Si une fuite apparaît malgré tout au premier remplissage ou à la première chauffe, notre article sur la fuite de cumulus aide à en trouver l'origine.
Entretenir le ballon après la pose
Manœuvrez la purge du groupe de sécurité une à deux fois par mois, remplacez le groupe tous les cinq ans ou à chaque entretien, et faites détartrer le ballon tous les 2 à 3 ans en eau dure : ce sont les fréquences indiquées par Thermor dans ses conseils d'entretien.


